La fermeture du bilan d'ozone troposphérique nécessite de mieux connaître l'importance du transport vertical depuis les principaux réservoirs: la couche limite atmosphérique et la stratosphère. Les études de cas permettent de mettre en évidence les mécanismes entrant en jeu et leur efficacité, mais leur impact sur le bilan ne peut-être évalué qu'à partir d'analyses climatologiques. L'exposé est donc divisé en deux grandes parties. La première porte sur des études de cas à partir des mesures LIDAR ozone effectuées pendant la campagne ESCOMPTE. La méthodologie repose sur une analyse des données collectées par une approche hybride lagrangienne associant des analyses météorologiques globales, et des modèles de dynamique méso-échelle, de chimie-transport et de photochimie lagrangienne. L'objectif étant d'identifier la part de la variabilité observée imputable aux processus transport et, le cas échéant, à la production photochimique d'ozone dans la troposphère. Dans une deuxième partie, nous proposons une évaluation de l'importance respective du transport depuis la couche-limite et depuis la région de la tropopause sur le bilan d'ozone troposphérique à travers une analyse climatologique. Un algorithme multivariable de classification des couches d'ozone mesurées par sondage est présenté, et comparé à une approche trajectographique. Cet algorithme est ensuite appliqué aux données collectées depuis une trentaine d'années en Europe afin d'analyser la variabilité saisonnière, géographique et interannuelle des processus de transport vertical ainsi que leur influence sur le bilan d'ozone troposphérique. La variabilité du mélange turbulent dans la troposphère et ses conséquences sur la persistance des couches sera aussi évoquée. |